Surprises toutes en nuances avec Fink à l’espace Julien de Marseille.

16
nov
2012
fink-une

Il est là le live report, un peu en retard mais il est là, pour vous rendre compte de ce nouveau coup de coeur subi avec joie en cette soirée du 8 novembre. Avec Fink, on n'en finit pas de tomber amoureux(se), croyez-en mon expérience !

  • Nous Soutenir !
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Fink a sorti récemment un album live, Wheels turn beneath my feet, et c’est à cette occasion que nous avons eu l’immense plaisir de le revoir à un an d’intervalle, après ce concert de Massy qui m’avait soufflé le coeur.

Une fois n’est pas coutume, parlons tout d’abord de la première partie ! Rae Morris est une jeune chanteuse originaire du nord de l’Angleterre (un bel accent nous l’a confirmé), qui joue admirablement de sa voix en s’accompagnant au piano. Certes, l’originalité n’était pas un point fort mais la beauté et la force de sa voix m’ont fait penser à la si talentueuse Fiona Apple, ce qui n’est pas peu dire. Couplée à un piano discret, qui savait mettre en valeur son timbre sans l’envelopper, elle nous a simplement offert une jolie dose d’émotion et de fraîcheur ! Mention spéciale à ses interventions empreintes de timidité et d’excitation entre les morceaux, intercalées de gorgées d’une bonne bière bien désaltérante qui contrastait si vivement avec la tendresse du personnage, qu’elle me l’a rendue encore plus sympathique.

 

Après cette introduction qui pour une fois ne m’a pas fait crier au scandale (Merci encore Rae), sont arrivés nos presque amis sur scène. En effet, le caractère intime du précédent live m’a fait me sentir indiciblement plus proche de Fink, instantanément, et ce live à Marseille, c’était comme de revoir de vieux amis revenus de voyage, qui te racontent leur épopée avec émotion.

Car voyage et émotion furent indéniablement au rendez-vous dans cette petite salle marseillaise, où nous avons pu redécouvrir des morceaux dont nous pensions déjà tout savoir.

On commence de façon classique avec la sombre et douce Fear is like fire, pour ensuite avoir notre première surprise avec l’ajout d’un violon, instrument noble complètement absent du live de Massy sur scène pour la déjà magnifique Yesterday was hard on all of us.

Un violon dont l’ajout étaient comme vous l’avez compris parfois très heureux, allant jusqu’à sublimer le morceau : ces versions live de Make it Good  ou encore d’ Honesty étaient de vrais bijoux à savourer en silence, les larmes au bord des yeux.  Cependant ce même violon a parfois été trop présent à mon goût, comme sur Wheels où il m’a paru presque incongru, ou sur Perfect Darkness, chanson dont les moments de calme font le charme et furent ici minimisés.

Si je m’écoutais, je disserterai pendant des pages sur chaque morceau de ce concert, mais je vais essayer d’être brève : une This is the thing pourtant très discrète qui s’est distinguée par un final absolument prodigieux de puissance et d’enthousiasme, une bombe d’émotion quand Fin est venu seul sur scène nous gratifier d’une interprétation divine d’ If only, et surtout une Pretty Little Thing (ma p’tite favorite) complètement freestylée, plus funky et humoristique que jamais. Fin en perdait ses lyrics, la salle souriait en choeur, en liesse.

Pour Berlin Sunrise, Rae Morris nous a fait le plaisir de revenir sur scène au clavier ainsi que la violoniste pour un final de génie, qui a conduit la salle à un rappel sauvage et sincère. Un rappel qui valait le détour ! Sort of revolution elle aussi totalement revisitée, rallongée à l’extrême, qui a fait lever tout le monde sans exception pour applaudir en mesure en une standing ovation passionnée, parce qu’ils le valaient bien.

Le concert était magique, on en conviendra aisément. Mais ensuite, mon âme régressive a fini de trouver tout son bonheur : *instant groupie* sur le stand des goodies, nous avons pu rencontrer Fin, Tim et Guy, faire dédicacer toutes nos choses et prendre des photos ! Sans compter la mention de notre présence à mon cher et tendre et moi même au concert de Massy l’an dernier a été accueillie de façon si enthousiaste, que nous en étions surpris. « Eh, ils étaient à Massy ! C’est trop cool non? » nous a fait passer de Fin à Tim, et de Tim aux backstages pour voir Guy. Trop cool non ?

Evidemment, même submergée de joie comme je l’étais j’ai su penser à vous et, espérons bientôt, vous aurez droit à une interview de Fin sur Hot & Little Things !

Alors, irez-vous voir le prochain live près de chez vous ?





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