ODD SOUL, virée old school pour MuteMath

30
mar
2012
odd soul une

Je vous avais parlé l'an dernier de MuteMath, un groupe qui m’a changé la vie. Quand on a une mauvaise passe dans son quotidien, ils arrivent comme des fleurs dans vos conduits auditifs et vous allègent tout ça en deux temps trois mouvements, et ça fait du bien au cœur. Il y a du nouveau !

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En effet, en octobre 2011 donc il y a quelques… mois maintenant est sorti leur dernier opus,  ODD SOUL. Niveau actualité brûlante on repassera, j’en conviens, mais il n’est jamais trop tard pour parler des bonnes choses !

ODD SOUL sera encore notablement différent de son prédécesseur, Armistice. Là où ce dernier était très pop rock éthéré, ce nouvel album est une perle bluesy, groovy à souhait et tout plein de sonorités old school qui donnent envie de s’offrir un tourne-disque (je pense notamment au morceau Prytania et au single de l’album Blood pressure) tout en gardant cette fraicheur et cette pêche désarmantes qu’on savait déjà depuis toujours apprécier chez MuteMath. On apprécie particulièrement les vagues rythmiques de Quarantine qui rassemble tout ce qu’on peut avoir à coeur dans leur musique.

Pour aller un peu au cas par cas, on remarque aussi des morceaux à grosse dominante électronique comme  All or nothing, toute en volutes claviéristiques. Un clavier très présent  dans tout l’album sous des angles différents et richement usité, qui d’ailleurs a valu à Paul Meany une couverture de Keyboard magazine présentant ce jeune homme comme le sauveur du modern rock ! Rien à déclarer, rien à contredire. On distingue également Sunray, un interlude rock ambiant, genre de morceau court qu’on avait pu voir dans le Reset ep qui ravit toujours les esprits embrouillés (ou non).

J’avoue qu’au départ, ODD SOUL m’a peu enthousiasmée. Et aujourd’hui, je ne sais plus vraiment pourquoi à vrai dire… Mutemath ont gardé leur âme, épreuve difficile aujourd’hui dans le business musical américain, tout en prenant des risques en prenant un virage un peu à l’ancienne, un peu vintage (la musique peut elle être vintage ?) qui au final est une bonne chose que je n’avais su percevoir aux premières écoutes. Il est vrai qu’on appréciait chez eux le côté ambiant, planant qui se retrouve peu sur cet album et qui manquera sûrement cruellement à certains, cependant… Rares sont les groupes aujourd’hui qui arrivent à faire une musique qui communique vraiment une touche de nostalgie, une envie de se plonger dans le jazz ou le blues de la nouvelle Orléans avec délectation et de n’en plus sortir… Vous en rêviez, MuteMath l’ont fait !

Pour ceux qui seraient en train de faire leurs valises pour le Tennessee en avril ou  l’Australie en mai, ce sont les seuls endroits où il vous sera donné de les voir cette année car manifestement, nos petits chéris MuteMathiques boudent l’Europe sur leur tournée… pour le moment en tout cas !

Pour le reste de l’actu, je vous invite à les suivre sur Facebook, ou leur site web (au nouveau design très sympathique).

Et je vous laisse avec le clip de Blood Pressure, un stop motion rythmé comme on les aime. (Il faut savoir que MuteMath sont un des rares groupes dont j’aime bien regarder les clips vidéos… qui sont à leur image, ne dénaturent pas les chansons, et donc on moins de chance d’être décevants !)

 





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