Ghinzu, bijou rock et … tellement plus encore.
Tags: blow, electronic jacuzzi, ghinzu, john stargasm, rock belge
2012
Bon, ça fait tout de même quelques temps qu'on se connait maintenant, je pense que vous êtes prêts à découvrir Ghinzu si ce n'est pas déjà le cas, car moi, honnêtement, je ne tiens plus.
J’aurais souhaité vous les présenter via un live report, via une review d’un nouvel album, donc j’attendais, j’attendais… Et puis bon, toujours rien.
Tout simplement parce que depuis la sortie de l’excellent Mirror, Mirror, en 2009, et la tournée qui allait avec; on n’entend peu parler d’eux. Après celles qui parlaient de la séparation du groupe, des rumeurs de nouvel album annoncé sur Twitter par le chanteur John Stargasm en 2011 , ou de live planifié pour le printemps 2012 courent sur le net, mais rien ne vient, et ma déception est grande. Le dernier album s’est également beaucoup fait attendre … Peut-être 2013 sera-t-elle une bonne surprise ?
D’autant plus grande qu’en 2010, j’étais aux Eurockéennes de Belfort, passablement ravie de pouvoir les voir, devant la scène et très heureuse qu’ils débutent leur concert.
Oui, mais.
Mais un incident technique est survenu au bout de trois chansons, durant la fameuse et électrisante Do you read me?, les empêchant de finir leur live. Le courant n’est pas revenu, et le concert est tout bonnement passé à la trappe. Un souvenir pour le moins cuisant, vous en conviendrez.
Alors il est quand même temps de vous faire partager cette frustration.
Ghinzu est un groupe de rock belge né en fin des années 90, qui se caractérise par son hallucinante diversité mélodique, non seulement d’un album à l’autre mais également au sein d’un même album. On passe facilement du noise rock au rock progressif, en passant par de l’electro rock très punchy et des morceaux excessivement doux. Excessivement, excessif : c’est le mot qui englobe tout Ghinzu à mes yeux . Ils en font beaucoup, ils sont tout ou rien, et c’est ça qui rend addict chez eux. Avec aujourd’hui trois albums à leur actif, leur musique est hyper travaillée, hyper réfléchie, et sait toutefois garder un caractère absolument spontané et plein d’energie qui nous transporte.
On est emballés par des morceaux remuants à souhait comme Jet Sex (Blow) ou Kill the surfers (Mirror Mirror), on évolue dans un calme feutré mais progressif avec High voltage Queen (Blow) ou One Shot Ballerina (Electronic Jacuzzi), on est surpris par les changements de rythme de The Dragster wave (OST Taken), on passe dans un épisode chuchoté et electriquement bizarre avec Dracula cowboy (Electronic Jacuzzi), ou on a le coeur pris par la douceur et la beauté de My sweet love (Blow)…
Une mention spéciale à cette dernière qui fait partie des plus belles chansons d’amour qu’il m’ait été donné d’entendre.
Vous l’aurez compris, Ghinzu, c’est du cas par cas. Chacune de leurs chansons, dans chaque album, a sa patte particulière, un côté indiciblement unique qui fait toute leur richesse et notre bonheur. Un peu comme avec MuteMath, il y en a pour tous, et pour toutes les émotions. Leurs admirateurs n’auront donc de cesse d’attendre un prochain opus aussi plein de surprises que ses prédecesseurs, un autre album qui fera une excellente bande-son à notre vie.
Clairement, Ghinzu, je vous en supplie, REVENEZ. Et vite.
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