7éme Sens, la BD entre science et fantastique.

21
sept
2012
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Avec cette bande-dessinée, les auteurs Corbeyran et Défali nous emmènent aux frontières du dicible, du compréhensible, et du crédible. Et on y plonge avec une curiosité sans fin !

  • Nous Soutenir !
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Une équipe de recherches scientifiques est dépêchée par avion pour étudier un virus qui semble se développer, après la constatation des plusieurs morts parmi le bétail alentours. Au moment même où le mystère est sur le point de s’éclaircir, l’équipe se retrouve décimée par une bête non identifiée, laissant pour seule survivante Jodie, une journaliste qui suivait leurs recherches sur le terrain, retrouvée inconsciente par les secours et transférée à l’hôpital. Dès son réveil, elle est aussitôt enlevée par une organisation des plus étranges, du nom de Présence, et dont les membres sont… Des saints. Des saints du 21ème siècle, qui n’ont rien à voir avec la religion, et la rejettent plutôt avec un mépris non dissimulé. On rencontre donc dans  ce premier tome intitulé Veiller sur le monde des interprétations plutôt originales de nos bons vieux martyrs : Jeanne d’Arc se bat contre des voyous des banlieues, Saint Antoine vit comme un clochard… Et sous ces allures inattendues mais somme toute « normales » se cache un secret bien gardé  : tous sont dotés d’un septième sens, un don acquis après leur résurrection qui les distingue du commun des mortels, et leur ont valu ce recrutement dans l’organisation par l’éminent Saint Luc. Présence s’interesse donc de près au sort de ces chercheurs et surtout, à la cause de leur mort… Quelle est elle ? D’où vient ce virus qui se développe en spirale sur le sol de la forêt, et  qu’en est il de cet animal mystérieux ? Une intrigue qui se distille lentement mais sûrement, laissant le mystère envelopper le lecteur et plantant un décor pour le moins atypique et excitant. Le mélange entre religion, science et fantastique est subtilement dosé par un Corbeyran depuis longtemps passé maître dans l’art du scénario. Le seul bémol que je mettrais à cette découverte très intéressante repose sur un constat graphique plutôt inégal : le trait assez classique et précis de Défali est malheureusement un peu affadi par une colorisation qui me semble hasardeuse, avec un arrière goût de « pas fini »… sans pour autant rendre la lecture pénible. Paru chez Delcourt le 5 Septembre, il s’agit là d’un premier tome plus que prometteur pour cette série au thème singulier, qui ne manquera pas d’attirer toutes sortes de lectorats vu le nombre d’univers qu’elle couvre ! En tout cas, le suspens est au rendez vous.  





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